Ευρωπαϊκό “χαστούκι” στον Ερντογάν για Βαρώσι/ FRENCH

Με 631 ψήφους υπέρ, 3 κατά και 59 εγκρίθηκε ψήφισμα του Ευρωκοινοβουλίου που “καταδικάζει τις παράνομες δραστηριότητες της Τουρκίας στο Βαρώσι”, ζητά από την κυβέρνηση της Τουρκίας “να αντιστρέψει την απόφαση αυτή και να αποφύγει μονομερείς ενέργειες”, και καλεί το Ευρωπαϊκό Συμβούλιο “να διατηρήσει την ομόφωνη του θέση έναντι των μονομερών και παράνομων ενεργειών της Τουρκίας, να αναλάβει δράση και να επιβάλει αυστηρές κυρώσεις ως απάντηση στις παράνομες ενέργειες της Τουρκίας”.

ΒΙΝΤΕΟ ΣΤΑ ΕΛΛΗΝΙΚΑ : ΒΙΝΤΕΟ : Δεν είναι πικ νικ Ταγίπ Ερντογάν. Είναι η απόλυτη παραβίαση κάθε κανόνα διεθνούς δικαίου.

VIDEO EN FRANÇAIS : VIDEO : M. Erdogan a organisé un “pique-nique” à Famagoute, ville fantôme occupée depuis 1974

Le Parlement européen a adopté le 26 novembre une résolution condamnant la Turquie pour sa décision d’ouvrir la ville fermée de Varosha.

Pour prendre cette décision, le Parlement a tenu compte également, outre les actes du président turc Recep Tayyip Erdoğan et d’Ersin Tatar, des demandes des Chypriotes turcs qui ont manifesté le 10 novembre, contre la venue dans la partie occupée de Chypre du président turc. Le Parlement dit notamment : « considérant que le 10 novembre 2020, des milliers de Chypriotes turcs, soit un nombre record, ont manifesté dans le nord de Chypre pour protester contre l’ingérence de la Turquie à Chypre, y compris à Varosha, et ont demandé que la liberté, la démocratie et les droits des Chypriotes grecs de Varosha soient respectés ».

Ci-après des extraits du texte de la condamnation :

1. condamne fermement la décision unilatérale de la Turquie d’ouvrir une partie de Varosha, dans la ville de Famagouste, à partir du 8 octobre 2020; demande à la Turquie d’annuler immédiatement ses mesures;
2. fait part de sa profonde préoccupation face à la violation du statut de Varosha, protégé expressément au titre des résolutions 550 et 789 du Conseil de sécurité des Nations unies;
3. presse toutes les parties à soutenir activement les négociations en vue d’un règlement équitable, global et pérenne de la question chypriote dans le cadre des Nations unies et conformément aux principes fondateurs de l’Union européenne et au droit international;
4. demande à l’Union européenne de jouer un rôle actif en encourageant la reprise des négociations sous l’égide des Nations unies, y compris en nommant un représentant de l’UE auprès de la mission de bons offices des Nations unies;
(…)
6. souligne l’importance d’un dialogue constructif avec le nouveau président chypriote turc, Ersin Tatar, en vue de parvenir à un règlement global, de mener à bien la réunification de l’île et d’assurer la sécurité et la stabilité de l’île et de la région;
7. appelle de ses vœux un règlement global sur la base d’une fédération bizonale et bicommunautaire dans le cadre des Nations unies et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies;
(…)
10. exprime ses vives inquiétudes quant à l’état actuel des relations entre l’Union européenne et la Turquie, principalement en ce qui concerne la situation désastreuse des droits de l’homme en Turquie et l’érosion de la démocratie et de l’état de droit; insiste sur les répercussions néfastes passées et présentes des actions unilatérales de politique étrangère de la Turquie dans l’ensemble de la région et souligne que les activités illégales d’exploration et de forage de la Turquie en Méditerranée orientale viennent encore aggraver la détérioration générale des relations entre l’Union et la Turquie; invite la Turquie et les États membres de l’Union à se réunir pour soutenir le règlement pacifique du conflit et le dialogue politique en Libye, et à adhérer à l’embargo des Nations unies sur les armes; déplore l’influence négative que la politique étrangère et les actions que la Turquie mène actuellement en Méditerranée peuvent exercer sur la stabilité de la région;
11. demande à la Turquie de s’abstenir de toute tentative d’intimidation envers les États membres de l’Union en Méditerranée orientale et invite le Conseil à conserver sa position commune par rapport aux actions de la Turquie qui exacerbent les rivalités régionales, tout en étudiant la possibilité d’imposer des sanctions ciblées;